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Enseignement Supérieur Recherche : Réunion publique le 9 avril de 12h30 à 14h - Amphi 9 UTM

La nouvelle loi est un mauvais replâtrage de la loi LRU !

La Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche présente bientôt au Parlement un projet de loi dont l’exposé des motifs peine à cacher l’essentiel. Elle tente l’exercice difficile de placer ce projet en rupture par rapport à la loi LRU, objet de toutes les critiques, source de tous les conflits, origine de l’affaissement des capacités de notre potentiel d’enseignement supérieur et de recherche.  Mais on est loin du compte !

Venez en débattre lors de la réunion publique le 9 avril de 12h30 à 14h, Amphi 9 à l’Université du Mirail avec :

Bruno CHAUDRET, académicien des Sciences, Président du Conseil Scientifique du CNRS,

Alain PAGANO, Enseignant chercheur, membre de la direction nationale du PCF

Hugo POMPOUGNAC, Secrétaire national de l’Union des Etudiants Communistes

Xavier LAMBERT, Enseignant chercheur, syndicaliste.

Pour convaincre, il y avait au départ un acte simple : l’abrogation de la LRU.

Pour convaincre, il aurait été nécessaire de commencer par réparer les dégâts de la période précédente par des mesures d’urgence, notamment en termes de moyens budgétaires.

Pour convaincre, il fallait décider immédiatement de sortir la masse salariale de la gestion des établissements et la réintégrer dans le budget de l’Etat.

Pour convaincre, la nouvelle Loi devait affronter avec audace les défis du XXI° siècle en matière d’appropriation collective des connaissances, en matière de lutte contre les inégalités sociales, en matière de coopération scientifique internationale, avec nota mment les pays du Sud.

 Pour convaincre, il aurait fallu donner à la communauté scientifique les moyens de son indépendance intellectuelle.

Pour  convaincre,  il  eût  fallu  donner  les  signes  sans  équivoque  de  la  volonté  du redressement productif par l’appropriation publique de larges secteurs industriels et financiers : la coopération entre la recherche publique et le secteur économique aurait pu ainsi prendre le pas sur l’asservissement de la première aux intérêts du capital industriel et financier.

Au contraire, la démocratisation puissante de l’accès et la poursuite des études supérieures est esquivée.

Au contraire, c’est la continuité et l’aggravation des canons de la stratégie de Lisbonne.

Au  contraire,  c’est  la  poursuite  du  désengagement  financier  de  l’Etat  et  la précipitation d’une réforme territoriale qui poursuit le déchirement de la cohérence nationale et approfondit toutes les conditions d’une mise en concurrence des potentiels de formation et de recherche régionaux. Mais la Ministre n’a pu esquiver la pression de la communauté scientifique pour des transformations donnant son sens à la démocratie dans la prise de décisions. Elle s’en pare alors que son projet renforce un étatisme de plomb.

Dans cette exigence, que la Ministre n’a pu ignorer, se trouve la brèche dans laquelle des choix  neufs,  de  gauche,  peuvent  s’engouffrer.  Le  PCF  et  ses  parlementaires  s’y investiront pleinement.