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PROJET DE LOI SUR LA FLEXIBILITE DE L'EMPLOI : QUAND ON EST UN PARLEMENTAIRE DE GAUCHE, ON VOTE CONTRE !

Les député-e-s sont en train de débattre du projet de loi sur la flexibilité du travail, projet qui reprend sans modification l’accord national interprofessionnel signé par le Medef et trois organisations syndicales, contre l’avis de la CGT et de FO. Ce serait la pire loi votée contre le droit du travail :

- elle permettrait aux employeurs de pratiquer le chantage à l’emploi pour baisser les salaires et augmenter le temps de travail,

- elle imposerait la mobilité forcée sans limite de distance ou de temps de trajet, faciliterait les licenciements et éviterait aux entreprises l’obligation de mettre en place des « plans sociaux » pour licencier

- elle réduirait les délais de recours donnés aux salariés pour contester un licenciement ou des salaires non versés.

La droite ne s’y trompe pas et félicite le gouvernement. Elle votera ce texte des deux mains !

André Chassaigne, député communiste, président du groupe Front de Gauche à l’Assemblé nationale a déclaré : « Nous considérons que ce sont les élus qui font la loi et ce serait une lourde dérive de la République que la représentation nationale se voit imposer une loi dictée par le Medef. Nous entendons la détricoter pièce par pièce pour montrer aux parlementaires et aux Français sa nocivité. Nous voulons faire bouger les lignes. »

Quand on est un député de gauche, on ne vote pas une telle régression sociale.

Affaire Cahuzac

« Cette fois ci, les bonnes intentions ne suffiront pas »

"Devant le choc de l'affaire Cahuzac, il faut aller au bout de l'assainissement de la vie publique. Cela n'a que trop duré. Les moyens de la lutte contre l'évasion fiscale et les fraudes doivent être renforcés. Les conflits d'intérêts entre les puissances de l'argent et les pouvoirs politiques doivent être attaqués à la racine. C'est seulement ainsi que l'on empêchera le « tous pourris » de prospérer et d'empoisonner la vie politique, en salissant l'engagement désintéressé de milliers de militants et d'élus portés par le sens de l'intérêt général."

Pierre Laurent, secrétaire nationa du PCF

ILS SONT PARLEMENTAIRES DE GAUCHE, ILS REFUSENT DE TRANSCRIRE DANS LA LOI L'ACCORD SUR LA FLEXIBILITE DE L'EMPLOI

Pierre Laurent, sénateur de Paris, secrétaire national du PCF :

"Nous avons le devoir de mener jusqu’au bout cette bataille. Elle en vaut la peine. La sécurisation de l’emploi est une urgence sociale. Un exemple : les contrats compétitivité-emploi, voulus comme une solution, n’ont pas empêché la fermeture d’entreprises. Ce projet en rajouterait une couche. Nous entrons dans un engrenage. Le temps est venu d’ouvrir la voie à un vrai débat transparent et libre du Parlement autour de solutions de gauche. Nous ferons valoir d’autres propositions."

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris :

"Il ne faudrait pas qu’au nom du « tout emploi », nous acceptions le démantèlement du contrat de travail et des droits sociaux. Dès 1981, on entendait : « Donnez la liberté de licencier et le problème du chômage sera réglé. » Aujourd’hui c’est : « Donnez la flexibilité du temps partiel. » Trente ans après, certains disent « On s’est trompés. » Ne nous trompons pas cette fois-ci encore. Il n’est pas sûr du tout qu’au sein de la gauche, cet accord soit majoritaire. La marge de manœuvre existe pour le modifier."

Jean-Vincent Placé, président du groupe Europe Ecologie Les Verts au Sénat :

"Le volet flexibilité ne nous va pas du tout, aussi bien sur les accords de mobilité que sur le maintien de l’emploi et la notion de licenciement économique. (…) Le blocage du dialogue social est extrêmement pénalisant. Mais on nous dit : « Il y a un accord, c’est à prendre ou à laisser. » Ce n’est pas sérieux. Penser qu’améliorer la compétitivité, alléger les charges et permettre les licenciements ce sont des solutions, c’est une impasse totale."

 

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