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Paradis fiscaux pour les uns, austérité pour les autres... STOP !

Le scandale financier qui a emporté le ministre du Budget alimente dans le pays un sentiment de « tous pourris », dangereux pour la démocratie. Au-delà du cas particulier de Cahuzac, celui qui affirmait  « la lutte des classes, je n'y ai jamais cru », c’est bien le système de l’argent-roi, qui permet l’évasion fiscale, les paradis fiscaux, les spéculations en tout genre, qui est en accusation. C’est à ce système qu’il faut s’attaquer.

L’argent de la fraude fiscale caché dans les paradis fiscaux est un manque à gagner évalué à 40 milliards d’euros par an pour la seule France : voilà qui suffirait à combler le fameux déficit public au nom duquel on nous impose l’austérité !

Le sénateur communiste Eric Bocquet, qui a présidé la commission d’enquête du Sénat sur la fraude fiscale, fait 60 propositions concrètes pour la combattre. Il est urgent que le gouvernement donne aux agents des Finances publiques les moyens –notamment en personnels- de récupérer l’argent de la fraude. Des milliers de postes d’agents des Impôts ont été supprimés au nom de la réduction des dépenses publiques ces quinze dernières années ! De l’argent, il y en a, c’est sa répartition qu’il faut changer.

Les paradis fiscaux pour les uns et l’austérité pour les autres, ça suffit !

Ce dont Cahuzac est le symbole, c'est de la complicité entre les puissances de l’argent et les hommes politiques qui nous expliquent, « les yeux dans les yeux » que la politique de rigueur et d'austérité exigée par le Medef est la seule possible. Ce dont il est le symbole, c'est celui du mépris du peuple.

Car, et c'est là le terrible mais précieux enseignement de cette affaire, Cahuzac mentait tout autant  lorsqu'il prétendait qu'il n'y a pas d'alternative à l'austérité, que lorsqu'il niait, en bloc et en détails, les accusations du site Médiapart.

Comme le Front de gauche l'avait proposé dans la campagne, il faut une nouvelle République, sociale et citoyenne. Or les mesures proposées par le Président de la République sont nécessaires mais totalement insuffisantes face à l'enjeu.

Pour les communistes, c'est clair : il n'y aura pas de rétablissement de la confiance perdue sans qu'enfin soient conférés des pouvoirs directs aux citoyens comme aux salariés dans leurs entreprises. Le changement véritable est à cette condition.

Pendant ce temps-là à l'Assemblée nationale :

« Les député-es viennent de voter le projet de loi sur l'ANI. C'est un coup de Jarnac porté aux droits des salariés. Ce texte, soutenu par le Medef, va renforcer les possibilités de licenciement au moment où le chômage connait des taux records. Je salue le travail des députés communistes et Front de gauche pour mettre à jour la nocivité de ce texte et ouvrir toutes les brèches possibles. Leur mobilisation a permis que dans le vote final, 19 députés de gauche votent contre le texte et 55 s'abstiennent. C'est donc 74 députés de gauche qui ont refusé de voter le texte de l'ANI. Cela signifie que le projet de loi adopté aujourd'hui à l'Assemblée nationale n'aura pas de majorité de gauche au Sénat. Le groupe des sénateurs communistes est décidé à continuer ce combat avec détermination, au côté de tous ceux qui se sont mobilisés  dans de nombreuses villes de France. La bataille n'est pas terminée. »

Pierre Laurent,

Secrétaire national du PCF, sénateur de Paris.

Le Front de Gauche est engagé dans la bataille contre l’austérité à l'image de sa campagne "pour une alternative à l'austérité". Il exige de légiférer en urgence contre le pouvoir de la finance, contre les paradis fiscaux, y compris en Europe, contre les conflits d’intérêt. Le Front de Gauche propose à toutes les forces et les personnes qui ont voulu le changement en mai dernier et plus largement au peuple, de participer à une

Grande marche citoyenne contre la finance et l'austérité, pour l’emploi pour tous et pour la 6ème République le 5 mai à Paris.