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RASSEMBLEMENT Vendredi 26 / 04 à 12h30 "DES MOYENS POUR EN FINIR AVEC LA FRAUDE FISCALE"

Le scandale financier qui a emporté le ministre du Budget alimente dans le pays un sentiment de « tous pourris », dangereux pour la démocratie. Au-delà du cas particulier de Cahuzac, celui qui affirmait  « la lutte des classes, je n'y ai jamais cru », c’est bien le système de l’argent-roi, qui permet l’évasion fiscale, les paradis fiscaux, les spéculations en tout genre, qui est en accusation. C’est à ce système qu’il faut s’attaquer.

L’argent de la fraude fiscale caché dans les paradis fiscaux est un manque à gagner évalué à 40 milliards d’euros par an pour la seule France : voilà qui suffirait à combler le fameux déficit public au nom duquel on nous impose l’austérité !

Le sénateur communiste Eric Bocquet, qui a présidé la commission d’enquête du Sénat sur la fraude fiscale, fait 60 propositions concrètes pour la combattre. Il est urgent que le gouvernement donne aux agents des Finances publiques les moyens –notamment en personnels- de récupérer l’argent de la fraude. Des milliers de postes d’agents des Impôts ont été supprimés au nom de la réduction des dépenses publiques ces quinze dernières années ! De l’argent, il y en a, c’est sa répartition qu’il faut changer.

Les paradis fiscaux pour les uns et l’austérité pour les autres, ça suffit !

Ce dont Cahuzac est le symbole, c'est de la complicité entre les puissances de l’argent et les hommes politiques qui nous expliquent, « les yeux dans les yeux » que la politique de rigueur et d'austérité exigée par le Medef est la seule possible. Ce dont il est le symbole, c'est celui du mépris du peuple.

Car, et c'est là le terrible mais précieux enseignement de cette affaire, Cahuzac mentait tout autant  lorsqu'il prétendait qu'il n'y a pas d'alternative à l'austérité, que lorsqu'il niait, en bloc et en détails, les accusations du site Médiapart.

Comme le Front de gauche l'avait proposé dans la campagne, il faut une nouvelle République, sociale et citoyenne. Or les mesures proposées par le Président de la République sont nécessaires mais totalement insuffisantes face à l'enjeu.

Pour les communistes, c'est clair : il n'y aura pas de rétablissement de la confiance perdue sans qu'enfin soient conférés des pouvoirs directs aux citoyens comme aux salariés dans leurs entreprises. Le changement véritable est à cette condition.

 

RASSEMBLEMENT Vendredi 26 / 04 à 12h30