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La Dépêche du Midi 2/05/2013 : Syndicats : le 1er mai de la division

Divisés, tous les syndicats n'ont pas participé à la manifestation du 1er mai hier à Toulouse contre «l'austérité». Le cortège a rassemblé entre 3000 et 5700 personnes.

«L'austérité, ça suffit. Même les experts le reconnaissent. Toutes les organisations syndicales le disent mais nous ne sommes pas tous ensemble pour le dénoncer dans la rue. Je trouve ça fort dommage.» Secrétaire générale de la CGT de Haute-Garonne, Gisèle Vidallet ne comprend pas : hier, à Toulouse comme partout en France, la CFDT n'a pas participé au défilé du 1er mai, une conséquence du conflit né lors de l'accord sur l'emploi, signé par la CFDT et rejeté par la CGT. «Nous avons eu une divergence importante mais de façon générale nous avons toujours cherché ce qui nous rassemblait», poursuit-elle.

Ce 1er-Mai 2013 a donc été marqué par la division. Ce qui a brouillé le message des organisateurs, CGT, Solidaires et FSU, qui ont ouvert la marche hier matin sur les boulevards, entre le monument aux morts et la place Jeanne-D'Arc. Tous ont dénoncé «les politiques d'austérité en France et en Europe».

«La même politique»

Le cortège, qui a mis du temps à s'élancer, a rassemblé 3 000 personnes selon la police et 5 700 selon les organisateurs. L'an dernier, 10 à 40 000 manifestants avaient foulé le pavé entre les deux tours de la présidentielle. «Ces milliers de personnes attendaient un changement de politique. À l'évidence, c'est la déception : la même politique est menée, celle de la rigueur, des cadeaux au patronat et des salariés qui payent la note», dénonce Bernard Dedeban, secrétaire départemental de la FSU. «Nous exigeons du gouvernement un changement de cap», rappelle Pierre Lacaze, responsable local du Parti communiste, une formation politique bien représentée hier. Quelques militants et élus du PS ont pris part à la manifestation, comme le député Christophe Borgel qui s'est également rendu au rassemblement de la CFDT.

Première cette année : la présence d'une trentaine de militants du Droit au logement et de membres de familles hébergées dans les locaux «réquisitionnés».