Fédération de la Haute-Garonne

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Hommage du PCF à Henri Alleg, militant infatigable de la liberté des peuples

Le décès d’Henri Alleg, survenu ce 18 juillet 2013 à l’âge de 91 ans, bouleverse les communistes mais aussi tous les démocrates français et algériens. Son nom est indissociable du combat pour l’émancipation des peuples, contre le colonialisme, combat auquel il participa activement toute sa vie. Amoureux de l’Algérie, où il s’installa à l’âge de 18 ans, il adhéra à 20 ans au Parti communiste algérien, alors clandestin, où il assuma de lourdes responsabilités, d’abord au sein de la Jeunesse Communiste, puis du PCA. Directeur du journal « Alger Républicain », il lutta contre la censure du pouvoir colonial, pour continuer à diffuser ses idées de paix et d’indépendance pour l’Algérie. Arrêté par l’armée, sauvagement torturé, il assista au calvaire du jeune mathématicien communiste Maurice Audin, mort sous la torture des parachutistes français. Condamné à 10 ans de travaux forcés, il s’évada en 1961.

Son livre « La Question », écrit en captivité, immédiatement censuré, où il révéla l’ampleur et l’horreur de la torture en Algérie, circula sous le manteau et révéla au peuple français les conséquences dramatiques de la guerre coloniale menée en son nom en Algérie. Henri Alleg fut de ces hommes qui sauvèrent ’honneur de la France pendant cette période sombre de son histoire.

Après son retour en France, Henri Alleg  honore le Parti communiste français en y adhérant en 1972. Il intègre la rédaction du journal « L’Humanité » avec toujours la même conception exigeante de son métier de journaliste.

Il continuera jusqu’à la fin de sa vie son combat pour l’émancipation des peuples, la liberté, la paix. L’année dernière encore, il nous avait fait l’amitié de participer à l’un des débats de la Fête de l’Humanité de Toulouse, consacré à la guerre d’Algérie.

Sa modestie, son humanité, sa gentillesse et sa disponibilité ont marqué tous ceux qui l’ont rencontré.

Nous tenons à associer à sa mémoire, son épouse Gilberte Serfaty, disparue en 2011, intellectuelle, historienne, militante infatigable, qui a partagé tous ses combats.

Pour tous les communistes, c’est un honneur et une fierté d’avoir compté parmi nos camarades un homme de cette qualité humaine. Nous nous inclinons avec le plus grand respect mais avec aussi beaucoup de tendresse et d’affection devant sa mémoire.

Pierre Lacaze,

Secrétaire départemental du PCF

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Le décès d’Henri Alleg, survenu ce 18 juillet 2013 à l’âge de 91 ans, bouleverse les communistes mais aussi tous les démocrates français et algériens. Son nom est indissociable du combat pour l’émancipation des peuples, contre le colonialisme, combat auquel il participa activement toute sa vie. Amoureux de l’Algérie, où il s’installa à l’âge de 18 ans, il adhéra à 20 ans au Parti communiste algérien, alors clandestin, où il assuma de lourdes responsabilités, d’abord au sein de la Jeunesse Communiste, puis du PCA. Directeur du journal « Alger Républicain », il lutta contre la censure du pouvoir colonial, pour continuer à diffuser ses idées de paix et d’indépendance pour l’Algérie. Arrêté par l’armée, sauvagement torturé, il assista au calvaire du jeune mathématicien communiste Maurice Audin, mort sous la torture des parachutistes français. Condamné à 10 ans de travaux forcés, il s’évada en 1961.

Son livre « La Question », écrit en captivité, immédiatement censuré, où il révéla l’ampleur et l’horreur de la torture en Algérie, circula sous le manteau et révéla au peuple français les conséquences dramatiques de la guerre coloniale menée en son nom en Algérie. Henri Alleg fut de ces hommes qui sauvèrent ’honneur de la France pendant cette période sombre de son histoire.

Après son retour en France, Henri Alleg  honore le Parti communiste français en y adhérant en 1972. Il intègre la rédaction du journal « L’Humanité » avec toujours la même conception exigeante de son métier de journaliste.

Il continuera jusqu’à la fin de sa vie son combat pour l’émancipation des peuples, la liberté, la paix. L’année dernière encore, il nous avait fait l’amitié de participer à l’un des débats de la Fête de l’Humanité de Toulouse, consacré à la guerre d’Algérie.

Sa modestie, son humanité, sa gentillesse et sa disponibilité ont marqué tous ceux qui l’ont rencontré.

Nous tenons à associer à sa mémoire, son épouse Gilberte Serfaty, disparue en 2011, intellectuelle, historienne, militante infatigable, qui a partagé tous ses combats.

Pour tous les communistes, c’est un honneur et une fierté d’avoir compté parmi nos camarades un homme de cette qualité humaine. Nous nous inclinons avec le plus grand respect mais avec aussi beaucoup de tendresse et d’affection devant sa mémoire.

Pierre Lacaze,

Secrétaire départemental du PCF

 

Hommage du PCF à Henri Alleg, militant infatigable de la liberté des peuples