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Présentation du bilan des élu-e-s communistes de Toulouse par Pierre Lacaze, président du groupe.

Avant les prochaines élections municipales, les communistes ont souhaité établir un bilan du travail de leurs élu-e-s et le partager avec le plus grand nombre.

Rendre compte du mandat des élus communistes de Toulouse, sur ces cinq dernières années, est indispensable, tant pour faire le point de la situation réelle de Toulouse que pour dégager les pistes de réflexion et d’action pour le prochain mandat.

Tout d’abord un rappel d’éléments de réflexions, de données incontournables :

L’exercice du pouvoir, à la tête de la municipalité toulousaine, est nouveau pour la gauche après 37 ans et demi de règne de la droite et elle n'y était pas obligatoirement préparée car, pour beaucoup, la victoire en 2008 semblait improbable. L'engagement des communistes dans cette expérience, pour une vraie politique de gauche dans la ville, a permis une évolution réelle. Toulouse a changé. Si, pour le PCF le changement attendu est absent  au niveau national, ici nous considérons qu’il a eu lieu.

Les 5 ans révolus démontrent que les idées du PCF ont fait leur chemin, à la fois grâce à la capacité et le travail des camarades élus, mais grâce aussi à la capacité des communistes à s’appuyer sur la réalité des situations locales et à la mettre en perspective de solutions.

Les élu-e-s communistes ont contribué ainsi à mettre en avant les exigences de la population, à compter dans la gestion de leur ville et peu à peu, à s’engager pour une autre façon de concevoir la société.  Par exemple l’action de Martine Croquette, adjointe au Logement, sur le quartier des Izards, saluée par de nombreux habitants et associations, quartier dont nos élu-e-s ont imposé la réhabilitation. C’est le cas de tous les élu-e-s communistes : Jean-Marc Barès à Empalot, Bernard Marquié à Bagatelle, Monique Durrieu sur St Cyprien, Jean-Paul Pla sur le Mirail, Mama Hammou sur Empalot, Chloé Rigail et Pierre Lacaze à Ancely.  Il y a une pratique des élus communistes accueillie avec beaucoup de sympathie et de chaleur par les habitants, les associations et les salariés de la ville.

L’autre donnée incontournable est l’aggravation de la crise du capitalisme, même ici avec les résultats de l’Aéronautique. L’augmentation du chômage, la pression sur les salaires, les déremboursements en matière de soins et de médicaments, l’augmentation des prix et surtout des tarifs de l’énergie, accentuent considérablement les difficultés financières des ménages. Dans ce contexte,  la solidarité, la politique de logement sont des priorités que la majorité de gauche a assumées mais qui devront se poursuivre voire s’amplifier.

Autre donnée, Toulouse reste une ville attractive avec plus de 10 000 habitants de plus par an. La majorité municipale a donc eu à rattraper un retard pris sur de nombreux sujets notamment sur les transports, les logements sociaux et équipements publics. L’INSEE évoque Toulouse comme troisième ville de France à l’horizon 2025, c’est-à-dire demain.

Dernière donnée, pas nouvelle mais qui se poursuit malheureusement, est le désengagement de l’Etat et la volonté politique d’asphyxier financièrement les collectivités locales.Les communistes ne s'inscrivent pas dans cet état de fait : ils ont su depuis 2009 augmenter les budgets en investissements et même en fonctionnement, en 2013 la Mairie a eu recours à l’emprunt pour réaliser les investissements nécessaires. La ville est dans une bonne situation financière et les communistes souhaitent poursuivre dans cette voie. Le budget 2014 qui sera voté en décembre 2013, doit, pour eux, être dans la même logique, ils seront très vigilants sur ce point.  Savoir aussi que la forte démographie de Toulouse procure des recettes nouvelles en cours d’année, ce qui aide à tenir nos objectifs. Cette tendance devrait se poursuivre les trois à cinq prochaines années même si elle ne pourra pas durer éternellement.

Actuellement, il y a quatre adjoints communistes : Bernard Marquié aux Transports et déplacements, Martine Croquette au Logement et vice-présidente de la Commission Voirie de Toulouse Métropole, Jean Marc Barès, adjoint en charge des bibliothèques, médiathèque et archives, et qui est aussi adjoint de secteur dans la démocratie locale, Monique Durrieu à la Santé et quatre conseillers municipaux : Jean-Paul Pla (Economie sociale et solidaire), Mama Hammou (marchés et distribution commerciale et agro-alimentaire), Chloé Rigail (animation Enfance – Jeunesse), Pierre Lacaze (musées, patrimoine culturel et cinéma.)

Les élu-es communistes sont aussi des élus de quartier actifs dans le cadre de la démocratie locale : ils rencontrent des centaines de nos concitoyens pour agir et résoudre leurs difficultés,

Le groupe communiste est aussi actif dans le cadre des conflits sociaux, de discussions avec les syndicats ou associations, une action positive pour le monde du travail et de la création dans la majorité municipale.

Des éléments de réalisation

 ■ Les bâtiments scolaires, dont certains étaient dans un état indigne, sont rénovés progressivement. La Ville y consacre 20 millions d’euros par an.

■ Le programme de réussite éducative a été renforcé et amplifié, afin de lutter contre le décrochage scolaire.

■ Avec le parcours culturel gratuit, plus de 15 000 écoliers profitent d’une initiation gratuite à une activité culturelle. 49 structures se sont engagées dans ce dispositif unique en France, mis en place et entièrement financé par la Ville. Création de la « Case doc » sur TLT pour la création cinématographique : 300 000 euros par an, plus de 70 films réalisés, dont le premier sur Molex.

■ 1170 places de crèche en plus d’ici 2014, dans tous les quartiers.

■ Le prix de l’eau a baissé de 25% en 2010, après renégociation avec Véolia.  

■ 11 millions d’euros sont consacrés à l’aide au logement, notamment pour l’accession à la propriété (prêt à taux 0) et l’avance sur la caution pour les étudiants.

 6 300 écoliers bénéficient désormais d’un repas équilibré gratuit chaque midi. Le tarif de la cantine a diminué pour 60% des familles.

■ L’abonnement aux transports en commun est passé à 10€ par mois pour les moins de 26 ans, faisant de Toulouse la ville la moins chère de France pour les jeunes.

■ 2 000 logements sociaux, répartis sur l’ensemble du territoire de la communauté urbaine, ont été livrés en 2010.

■ 6 000 logements par an seront construits entre 2010 et 2015, conformément aux orientations du Programme local de l’habitat (PLH).

Toulouse est à 20% de logements sociaux dès cette année, avant 2014.

■  700 emplois créés dans le dispositif IRLIS de soutien à l’économie sociale et solidaire et création de la monnaie Solidaire le SOL avec un retentissement national.

■  Budget doublé pour le GPV  (Grand Projet de Ville) !

Le Grand Projet de Ville a été relancé, avec la participation des habitants, pour améliorer leur qualité de vie, rénover le parc social, offrir des équipements publics de qualité et ouvrir les quartiers concernés sur la ville. De 314 M€, le budget est passé à 696 M€.

■ 11,6 millions d’euros investis pour les city-stades et les équipements sportifs

■ Avec l’Office de la tranquillité,  les Toulousains trouvent, 24h sur 24h, une réponse à leurs problèmes de vie quotidienne : bruit, stationnement, propreté... Des médiateurs ont été recrutés pour régler les difficultés sur le terrain. 300 000 appels reçus par l’Office de la tranquillité à sa création en 18 mois.

■ Depuis 2009, la police municipale de proximité a été redéployée dans les quartiers, pour intervenir au plus près des habitants.

■ Les patrouilles de la police municipale ont été multipliées entre 21h et minuit. Au-delà, c’est la police nationale, compétente pour les crimes et délits, qui prend le relais,  c’est une décision de la majorité municipale que les élus communistes partagent.

■ A l’issue d’un débat public sur la vidéosurveillance, il a été décidé que les caméras devaient rester un instrument parmi d’autres au service de la tranquillité, utilisé au cas par cas et avec des garanties pour les citoyens. Il n'en a été quasiment pas installé.

■ Un plan propreté : 100 mesures nouvelles ont été prises pour optimiser le travail des équipes de nettoyage de la ville. Mais le Défi propreté est l’affaire de tous. Pour les contrevenants, le système de sanctions a été réaffirmé.

■ Les commissions de quartiers et les conseils de secteurs, créés dès 2008, sont des lieux d’informations et d’échanges entre les habitants et les élus.

■ Les jeunes, les seniors, les étudiants, ont désormais la parole dans des conseils consultatifs. Le Parlement du Sport, le Conseil consultatif des Arts et de la Culture, la Conférence du Commerce et de l’Artisanat fédèrent les initiatives autour d’intérêts communs.

■ Avec la création du Conseil des résidents étrangers, la Ville fait entendre la voix de ceux qui n’ont pas le droit de vote.

■ Depuis novembre 2008, les Toulousains peuvent célébrer le Pacte civil de solidarité dans la salle des Illustres du Capitole.

■ Toulouse s’est dotée, en 2010, d’un Observatoire des discriminations.

■ L’espace des diversités et de la laïcité est construit  rue d’Aubuisson, il accueille et oriente tous les publics, notamment les victimes de discriminations. Il comprend un centre Lesbiennes, Gays, Bi et Trans (LGBT).

■ Un plan toulousain pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale a été présenté début 2011.

■ Plus de 5 000 personnes ont participé aux Assises de la culture, base du premier projet culturel de la Ville de Toulouse.Le mandat de la nouvelle municipalité de gauche avait débuté par les Assises de la mobilité.

■ La Cité des arts à la Grave, le Quartier des Sciences sur les allées Jules Guesde, la Salle des Musiques actuelles à Borderouge, l’Espace Mémoire à Montaudran, la Maison de l’Image place Abbal, le bâtiment Job aux Sept Deniers ... Une politique de grands équipements culturels a été engagée.

■ Avec le label Toulous’up !, les Pauses musicales ou Toulouse en Piste, la culture s’invite partout, pour tous.

■ Les concerts de l’Orchestre national du Capitole sont proposés à 5 euros pour les moins de 26 ans

■ Le spectacle du 14 juillet, Toulouse Plage, la fête de la musique sont devenus des rendez-vous conviviaux et populaires.

■ La Novela, festival des savoirs partagés, au croisement des arts et des sciences, est devenu un évènement de la ville.

■ 100 millions d’euros : c’est le montant des investissements programmés pour les équipements culturels entre 2008 et 2014.

Toulouse plus mobile

■ Le tramway a fait son retour dans l’agglomération avec la ligne reliant les Arènes à Beauzelle. Une première étape du maillage de l’agglomération avec, à la suite, la ligne Garonne, qui desservira le stadium et le Palais de Justice et la ligne Envol, jusqu’à l’aéroport.

■ Toulouse compte aujourd’hui 256 km de réseaux cyclables et le Grand Toulouse 457 km, avec un budget doublé en 2009.

■ Tisséo rattrape son retard : 4ème réseau de France en 2010, alors qu’il n’était que le 6ème en 2006.

■ L’effort de la ville de Toulouse (20 millions d’euros par an puis 15 millions) et la même démarche à la communauté urbaine ont empêché la privatisation que la droite préparait et qui avait laissé Tisséo avec plus d’1,4 milliard de dettes.

■ Le Plan de Déplacement Urbain vise à limiter l’usage de la voiture, en développant les transports en commun et les modes de déplacements doux. En 2020, les transports en commun devraient représenter près du quart des déplacements sur l’agglomération.

■ Les Vélo-Toulouse sont étendus et accessibles 24h/24.

Avec 100 millions de voyageurs, 2010 avait été une année record pour la fréquentation des transports en commun dans l’agglomération toulousaine. Et ce record a encore été battu en 2012. 

■ Un plan climat énergie territorial est lancé, afin d’adapter notre territoire au changement climatique et diminuer sa vulnérabilité. Objectif : réduire de 20% nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, à partir d’objectifs quantifiés et évaluables.

■ Un inventaire de la faune et de la flore a été réalisé : une première à Toulouse.

■ La gestion raisonnée des espaces verts et des zones de loisirs permet de protéger la faune et la flore en ville.

■ La ville a intégré des clauses sociales et environnementales dans ses marchés publics.

■ Des expériences pilotes sont menées pour réduire la consommation de l’éclairage public, par la mise en place de détecteurs de mouvements ou l’installation de dalles permettant de récupérer l’énergie de la marche à pied.

■ Création d’une autorité organisatrice de l’eau, pour mettre en place, à terme, un véritable service public de l’eau à l’échelle de la communauté urbaine.

■ Tous les logements sociaux programmés sur le territoire de la communauté urbaine sont classés en haute performance environnementale.

■ Piétonisation progressive du centre-ville, réalisation d’éco-quartiers, dispositif de sauvegarde patrimoniale du commerce...  

■ Les grands projets urbains sont au rendez-vous : projet Matabiau/Marengo en vue de l’arrivée de la LGV, Montaudran Aérospace, Cancéropôle, nouveau Parc des expositions à Aussonne, Quartier des sciences, réaménagement du centre-ville, rénovation de la rue d’Alsace-Lorraine, Parc toulousain sur l’Ile du Ramier…

■ En février 2011, 12 nouvelles communes ont rejoint la communauté urbaine, désormais composée de 37 communes, portant le nombre d’habitants de la métropole à 707 000. Plus de 307 millions d’euros investis en commandes publiques par la Ville et la Communauté urbaine en 2011.

■ Toulouse renforce ses liens avec des grandes métropoles, comme Saragosse, Düsseldorf, Tel-Aviv, Ramallah, Hanoï, Chongqing ou Atlanta.

Les communistes se félicitent aussi des avancées sur la possible acquisition par la ville de la prison St Michel pour un lieu de mémoire et culturel.

Les élus communistes ont su, contre une partie de la majorité municipale, inscrire fortement une politique publique de maîtrise du foncier avec le travail réalisé à la communauté urbaine par le maire communiste de St-Orens, Christian Sempé, président de l’Etablissement Public Foncier Local. Les communistes veulent une  régie publique de l'Eau au cours du prochain mandat, régie qui fera suite à l’autorité organisatrice de l’eau qui a déjà été créée avec l’embauche de 17 ingénieurs et le passage de St Orens en régie publique. Les élu-e-s communistes veulent pousser la réflexion sur le déploiement de l’activité publique de la ville de Toulouse. Il y a là un débat aigu dans la majorité entre le PCF et le PS. Les élus communistes ont perdu une bataille lorsque la gestion du futur Parc des expositions fut laissé au privé, même s'ils ont arraché des concessions importantes. Ils ont par contre été entendus sur la fin de la DSP (Délégation de Service Public) et le passage en société publique locale cet été des réseaux numériques, pour un marché de plusieurs millions d’euros. Cette question des services publics est importante dans le débat : les élus communistes su imposer des investissements puis une gestion et des embauches, au grand désarroi de la droite qui lors du dernier budget s’abstient ou vote contre parce que la ville embauche et augmente son budget de fonctionnement. C’est en partie le résultat de l' action des élus communistes, de leur force de conviction dans la majorité. Mais il y a beaucoup à poursuivre sur services publics, marchés publics et rapports aux fonctionnaires de la ville.

Logement et emploi sont aujourd’hui les principales préoccupations des Toulousains, il faut leur répondre. La question du rapport aux associations, du refus du clientélisme ou de la main mise est aussi une des particularités des élus communistes, en lien avec la démocratie participative. Il faut encore l'améliorer.

A Toulouse, où deux tiers des Toulousains sont éligibles au logement social, la politique du logement de la Ville vise à rattraper le retard et à anticiper sur le futur : l’année 2010 fut une année record avec 1 513 logements sociaux livrés (30% en accession sociale à la propriété et 70% de logements très sociaux). 3 094 entre 2008 et 2010.

La mise en place d’une aide complémentaire de la ville au PTZ (Prêt à taux zéro) de l’Etat : 600 dossiers (principalement des jeunes couples) ; et la mise en place d’un dispositif de prévention et d’enquête contre les logements insalubres (lutte contre les marchands de sommeil) associée à des dispositifs d’aide à la pierre, d’aide au maintien à domicile et d’aide aux étudiants (Passager)… tout un ensemble de mesures qui viennent renforcer cette dynamique pour répondre aux besoins de la population toulousaine.

Depuis l’adoption de la Loi DALO, les expulsions locatives n’ont malheureusement pas diminué, ce que dénoncent les associations qui luttent pour le droit au logement. Les élus communistes demandent un arrêté municipal anti-expulsions locatives, deux années de suite à leur demande, le maire de Toulouse a pris cet arrêté, il faut qu’il recommence cette année.

La ville est confrontée à des défis. Celui de la transition énergétique, qui oblige à faire preuve de volontarisme pour inventer de nouveaux modèles de développement, plus respectueux de la planète, plus équitables, plus solidaires.

Celui de la mutation urbaine, qui oblige à repenser la ville, pour répondre aux questions nouvelles posées par les problèmes de transport, d’emploi, de logement, de ségrégations sociales et spatiales, de montée des violences.

Aujourd’hui les grandes villes ont une importance de plus en plus grande en France pour 80% la population qui y vit ou y travaille. Toulouse est en pleine transformation. Des travaux sont entrepris dans le centre, dans les faubourgs, dans la ville, dans toute l’agglomération. Et ces travaux, parfois à marche forcée, les élus communistes les assument : ils sont l’expression d’une volonté politique de rattraper le retard et de développer un projet de ville dans le cadre de l’intérêt général et pas au nom d’une somme d’intérêts particuliers.  Sur le quartier de Lardenne, il y a débat.  Oui il faut densifier car pour les communistes, c’est une question majeure si l'in veut une ville qui offre des services publics sur tout le territoire. Le choix aurait pu être fait de lancer ces chantiers les uns après les autres. La majorité municipale assume le choix de tout réaliser en même temps, parce que l’inverse, étaler les travaux, revenait à générer des perturbations pendant de longues années, tout en multipliant les interventions d’urgence, pour parer au plus pressé. Avec des désagréments que subissent les Toulousains. Le bruit, les bouchons, les changements d’habitudes générés par les travaux sont perturbants et difficile à vivre. Par contre, on le sait, il y a satisfaction une fois les travaux réalisés, comme rue Alsace-Lorraine. Beaucoup de ces travaux se termineront cette année.

Les communistes sont pour l’arrivée de la LGV à Toulouse ! La ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux-Toulouse constitue un seul et même projet. Avec la nécessité  du maintien, voire le développement, du maillage régional et la liaison vers Barcelone. Elle est désormais engagée grâce au financement des collectivités de Midi-Pyrénées, dans le cadre d’un accord de réciprocité. Toulouse-Métropole a lancé le dossier de la rénovation du quartier Matabiau/Marengo pour anticiper l’arrivée de la LGV. Le but est d'en faire à la fois un quartier attractif, agréable à vivre pour les habitants et accessible à tous, grâce à un véritable réseau de transports en commun.

Ce projet, baptisé Toulouse Euro Sud Ouest, est emblématique de cette ambition pour la ville. Les élus communistes revendiquent une politique de solidarité qui protège en particulier les plus fragiles et  une politique de déplacements qui rende la ville fluide et durable. Une politique de reconquête de la qualité de vie qui permette à Toulouse de rester un lieu de rencontres et de brassage.

Les élus communistes ont voté le Plan de Déplacements Urbains. Face à certains conservatismes et des réflexes d’un autre âge qui voudraient, encore et toujours, réserver la ville au tout voiture, le PDU répond aux besoins des Toulousains. Il est ambitieux, c'est l'avis des élus communistes, au vu des enjeux budgétaires sur l’endettement de Tisséo. Son périmètre est le plus vaste de France après la région parisienne, puisqu’il associe aujourd’hui 118 communes. Il prévoit un investissement de 1,9 milliard d’euros en 10 ans, pour construire 123 km de voies en sites propres nouvelles, complétant les 54 km existantes. Il propose différents types de transports. La ligne de tramway Garonne, qui sera mise en service comme prévu début 2014, le lancement de la ligne Envol vers l’aéroport, le prolongement de la ligne B du métro, la construction d’un aérotram entre l’université Paul Sabatier et l’Oncopole, le développement d’un réseau de voies réservées aux bus sur tout le territoire, la création de voies cyclables, donneront aux Toulousains d’autres choix que la voiture.

C’est ce même objectif de fluidité, mais aussi de qualité de vie, qui fait que les élus communistes ont approuvé le choix d’aménagement du centre-ville. D’abord parce qu’il s’accompagne de rénovations dans l’ensemble des quartiers et aussi parce qu’ il est conçu comme un centre ville ouvert sur la Garonne qui fait sens pour beaucoup de quartiers. Les élus ont travaillé au schéma directeur avec l’urbaniste Joan Busquets, avec souvent pour le groupe communiste, un partage de sa vision de la ville ou des axes structurants. Il s’agit d’un mode d’emploi, d’une référence pour les 20 prochaines années. Le principe est simple : mise en valeur du patrimoine, utilisation optimale des espaces publics, rendre le centre-ville à la fois plus attractif et plus apaisé. Le square Charles-de-Gaulle, qui est un des éléments phares du nouvel aménagement de la rue d’Alsace-Lorraine, a été tout de suite investi par les Toulousains et notamment par le festival Ciné Latino et Cinéma et Politique. Ce projet s’articule avec celui du Grand Parc Garonne, qui redonnera aux Toulousains l’envie de se tourner vers leur fleuve.

La première maison de la citoyenneté a ouvert ses portes à Niel dans le secteur de Jean Marc Barès et cinq autres suivront d’ici 2015. Les lieux d’accueil et d’activité pour les associations ont été multipliés. Par exemple, l’Espace Job ou à l’Espace des Diversités et de la Laïcité, qui sont de véritables réussites. Après la médiathèque Grand M l’an dernier au Mirail, le Métronum – la salle des musiques actuelles de Borderouge – sera livré cette année. Des studios de répétitions ont été installés aux Izards et à Bellefontaine. La Machine, portée par François Delarozière, sera un très bel équipement sur le site de Toulouse Montaudran Aérospace, avec le projet de mémoire de l’Aéropostale qui ancrera définitivement son histoire au coeur de la modernité. L’ouverture du château de la Reynerie et de la Mounède complétera un engagement de campagne de création de lieux culturels dans les quartiers. Les actions menées par les associations dans les quartiers ont été valorisées et les grandes manifestations comme le Marathon des Mots, le Printemps de Septembre, Rio Loco et la Novela, en partie décentralisées. Un vaste programme de construction ou de rénovation de nos équipements sportifs a été entrepris.

La rénovation du stadium est décidé, pour accueillir l’Euro 2016 à un coût minimum.

L’office de la tranquillité était une proposition des communistes, plus précisément de Jean-Marc Barès sur le modèle de la ville de Vénissieux, c’est aujourd’hui un outil qui peut se développer.

Jean Marc Barès et tous les élus communistes soutiennent la démocratie de proximité, la démocratie participative avec les premiers budgets participatifs mis en place en 2012 dans les secteurs de la ville : 1, 8 million d’euros, une démarche de concertation avec la population en assumant les conflits sur le PLU et la densification de la ville.

L’important travail réalisé par Jean-Paul Pla sur l’Economie sociale et solidaire est poursuivi avec la mise en place du dispositif IRLIS, qui a permis la création de centaines d’emplois et le lancement du SOL Violette. L’économie sociale et solidaire a vu fleurir des projets porteurs d’espoirs tels que les épiceries sociales et les garages associatifs. Enfin, le travail de fond réalisé par Mama Hammou sur les marchés toulousains, au plus près de nos concitoyens.

Les élus communistes ont l’ambition d’une métropole solidaire permettant l’adhésion aux projets de l’intercommunalité. Le projet municipal de Toulouse devra comprendre la vision communautaire. Une réunion de bilan se tiendra en avril.

Pour les communistes, l’intercommunalité doit être un outil coopératif au service des communes et garante de la solidarité territoriale… L’acte III de la décentralisation ne peut s’imposer aux communes sans souci de représentation démocratique et de solidarité des territoires.

La démocratie doit prévaloir : pas de passage en force à une Euro Métropole, pas de précipitation sans dialogue ni concertation. Un débat s’impose, sur le projet de territoire que nous voulons. L’enjeu de solidarité entre les zones urbaines et les zones rurales est indissociable des enjeux proprement urbains. Toulouse Métropole mais Solidaire avant tout !

En 2013, les élus communistes continueront d'avancer pour apporter aux Toulousains, générosité et justice sociale. Ils redoubleront d'efforts pour accompagner les Toulousains, et contribuer à faciliter leur vie quotidienne. Ils veulent être encore plus solidaires, utiles et innovants.

Ils poursuivront aussi leurs actions au niveau international avec l’ensemble des villes jumelées avec Toulouse, notamment avec Hanoï et le Vietnam dans le cadre de l’année croisée, mais aussi Ramallah en Palestine, Etat qui vient d’être reconnu comme membre observateur de l’ONU. Ou encore avec ChongChin en Chine ou Bologne en Italie. Ils poursuivront aussi leur action avec de nombreux pays, ceux bien sûr d’Amérique Latine dont Cuba et le Venezuela, mais aussi les pays du monde arabe, comme l’Algérie ou la Tunisie où ils ont soutenu le doyen de l'Université de la Manouba de Tunis poursuivi en justice par les salafistes.

Les élus communistes souhaitent aussi que poursuivre le travail de mémoire des communistes dans la ville de Toulouse : le 5 novembre, date anniversaire du premier acte de Résistance à Toulouse dû aux Jeunes Communistes, est devenu une date pour la ville ; la plaque posée sur l’hôpital Joseph Ducuing rappelle l’engagement des communistes, leurs actions sur le Quai de l’Exil républicain espagnol aussi, de même que le bel hommage rendu récemment à George Séguy.

Les élus communistes ont aussi participé de tous les mouvements sociaux, avec notamment la mobilisation pour le service public de la poste ou la votation citoyenne pour le droit de vote des résidents étrangers mais aussi à d’autres moments, par une mise à disposition pour les syndicats des moyens de la ville comme lors du concert de soutien aux Sanofi récemment. Des liens importants se sont consolidés entre le mouvement syndical et élus du PCF. Jean-Paul Pla a tissé un réseau important de soutien aux sans-papiers avec des dizaines de régularisations.

Ces éléments du bilan des élu-e-s communistes de Toulouse seront diffusés largement auprès de la population toulousaine, mis en débat afin de construire avec la population le projet que les communistes porteront lors du prochain mandat.

Pierre Lacaze,

Président du groupe des élu-e-s communistes, citoyens et républicains de Toulouse

et de Toulouse-Métropole.

 

 

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