Fédération de la Haute-Garonne

Fédération de la Haute-Garonne
Accueil
 
 
 
 

Le PCF refuse le dépeçage d’Air France

Le transport aérien français contribue de manière importante à l'activité économique de la France. La poursuite du plan  "Transform" annoncé par le PDG d’Air France n'est ni plus ni moins que la feuille de route des actionnaires qui veulent maintenir leurs profits à court terme, sans se préoccuper de l'impact économique, social et humain de cette restructuration.

Pourtant, la contribution annuelle d’Air France à l’économie française est de plus de 26 milliards d’euros, soit 1,4 % du PIB français. Air France, c’est 55 000 salariés et près de 300 000 emplois induits. Laisser Air France se faire dépecer, c’est dégrader un peu plus l’économie française et augmenter le cortège des emplois précaires et des privés d’emploi dans notre pays.

Les annonces en termes de suppressions d’emplois se répartiraient ainsi :

‐ 350 chez les pilotes ;

‐ 700 chez les hôtesses et stewards ;

‐ 1800 chez les personnels au sol

Sur les 2850 suppressions d’emplois annoncés, 101 visent l’escale de Toulouse.

Ces suppressions d'emplois vont déshumaniser la relation avec les passagers, en  leur imposant par exemple des procédures d’enregistrement entièrement automatisées, et remettre en cause la sécurité. Ceci au nom d’une logique purement financière qui détruit l'emploi pour «économiser» 2 milliards.

C’est aujourd’hui flagrant, depuis l’annonce de la mise en place de son plan d’austérité Transform’2015, l’entreprise met en place une économie qui détruit sa valeur au fil de sa croissance. En guise de projet d’avenir, la direction propose une inquiétante dimunution de l’activité d’Air France qui ne peut qu'imposer le passage de pans entiers d’activités Air France à la sous‐traitance. C'est une orientation mortifère pour l'emploi formé et qualifié.

Un vrai crash pour l'emploi dans cette période de chômage de masse.

En fait, la direction d'Air France prend un virage vers le "low-coast" qui ne correspondra jamais au modèle de compagnie traditionnelle d'Air France.

Ironie de l'histoire, Air-France s'engage dans le low-cost au moment où ce système est montré du doigt pour ses pratiques plus que contestables tant sur le plan social que commercial. Ryanair, compagnie low-coast, vient d'ailleurs d'être condamnée par la justice française pour avoir délibérément bafoué le code du travail français.

La commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale est en train de saisir la Commission européenne afin qu'elle statue sur le système low-coast et les nombreuses aides publiques illégales qui lui sont attribuées en Europe. C'est le moment que choisit l'Etat français, premier actionnaire d’Air France, pour encourager ce virage low‐cost en aidant financièrement Air France à mettre en place son plan de dépeçage de l’entreprise.

Air France mérite un autre avenir. Une grande entreprise aérienne nationale dont l'Etat est actionnaire ne peut être gérée aux seuls critères de rentabilité et de concurrence au risque de mettre la sécurité des usagers en danger. Car il est en effet dangereux de mettre le transport public dans les mains des marchés financiers comme le prouvent, hélas, les derniers accidents ferroviaires en Europe.

Le PCF se place résolument au côté des syndicats et des salariés qui s'opposent au dépeçage d'Air France. Il réaffirme que les solutions ne sont ni dans les politiques d'austérité, ni dans les politiques ultralibérales imposées au nom de la politique européenne.

La taxation des actifs financiers des grandes entreprises, la suppression des exonérations de cotisations sociales des grands groupes, une réforme fiscale ambitieuse, une réorientation du crédit bancaire vers l'emploi et la formation, permettraient à l'Etat d'offrir de véritables solutions pour non seulement sauvegarder et développer l'emploi, mais aussi pour garantir la sécurité des passagers et le développement économique du pays. Encore une fois, il s'agit d' un choix politique : préserver les profits des actionnaires ou l'intérêt général.

 

 

 

 

 

 

 

 

No

Le transport aérien français contribue de manière importante à l'activité économique de la France. La poursuite du plan  "Transform" annoncé par le PDG d’Air France n'est ni plus ni moins que la feuille de route des actionnaires qui veulent maintenir leurs profits à court terme, sans se préoccuper de l'impact économique, social et humain de cette restructuration.

Pourtant, la contribution annuelle d’Air France à l’économie française est de plus de 26 milliards d’euros, soit 1,4 % du PIB français. Air France, c’est 55 000 salariés et près de 300 000 emplois induits. Laisser Air France se faire dépecer, c’est dégrader un peu plus l’économie française et augmenter le cortège des emplois précaires et des privés d’emploi dans notre pays.

Les annonces en termes de suppressions d’emplois se répartiraient ainsi :

‐ 350 chez les pilotes ;

‐ 700 chez les hôtesses et stewards ;

‐ 1800 chez les personnels au sol

Sur les 2850 suppressions d’emplois annoncés, 101 visent l’escale de Toulouse.

Ces suppressions d'emplois vont déshumaniser la relation avec les passagers, en  leur imposant par exemple des procédures d’enregistrement entièrement automatisées, et remettre en cause la sécurité. Ceci au nom d’une logique purement financière qui détruit l'emploi pour «économiser» 2 milliards.

C’est aujourd’hui flagrant, depuis l’annonce de la mise en place de son plan d’austérité Transform’2015, l’entreprise met en place une économie qui détruit sa valeur au fil de sa croissance. En guise de projet d’avenir, la direction propose une inquiétante dimunution de l’activité d’Air France qui ne peut qu'imposer le passage de pans entiers d’activités Air France à la sous‐traitance. C'est une orientation mortifère pour l'emploi formé et qualifié.

Un vrai crash pour l'emploi dans cette période de chômage de masse.

En fait, la direction d'Air France prend un virage vers le "low-coast" qui ne correspondra jamais au modèle de compagnie traditionnelle d'Air France.

Ironie de l'histoire, Air-France s'engage dans le low-cost au moment où ce système est montré du doigt pour ses pratiques plus que contestables tant sur le plan social que commercial. Ryanair, compagnie low-coast, vient d'ailleurs d'être condamnée par la justice française pour avoir délibérément bafoué le code du travail français.

La commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale est en train de saisir la Commission européenne afin qu'elle statue sur le système low-coast et les nombreuses aides publiques illégales qui lui sont attribuées en Europe. C'est le moment que choisit l'Etat français, premier actionnaire d’Air France, pour encourager ce virage low‐cost en aidant financièrement Air France à mettre en place son plan de dépeçage de l’entreprise.

Air France mérite un autre avenir. Une grande entreprise aérienne nationale dont l'Etat est actionnaire ne peut être gérée aux seuls critères de rentabilité et de concurrence au risque de mettre la sécurité des usagers en danger. Car il est en effet dangereux de mettre le transport public dans les mains des marchés financiers comme le prouvent, hélas, les derniers accidents ferroviaires en Europe.

Le PCF se place résolument au côté des syndicats et des salariés qui s'opposent au dépeçage d'Air France. Il réaffirme que les solutions ne sont ni dans les politiques d'austérité, ni dans les politiques ultralibérales imposées au nom de la politique européenne.

La taxation des actifs financiers des grandes entreprises, la suppression des exonérations de cotisations sociales des grands groupes, une réforme fiscale ambitieuse, une réorientation du crédit bancaire vers l'emploi et la formation, permettraient à l'Etat d'offrir de véritables solutions pour non seulement sauvegarder et développer l'emploi, mais aussi pour garantir la sécurité des passagers et le développement économique du pays. Encore une fois, il s'agit d' un choix politique : préserver les profits des actionnaires ou l'intérêt général.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le PCF refuse le dépeçage d’Air France