Fédération de la Haute-Garonne

Fédération de la Haute-Garonne
Accueil
 
 
 
 

Remise à plat de la fiscalité ? Chiche !

POUR LA JUSTICE FISCALE ET SOCIALE, REFUSONS LA HAUSSE DE LA TVA

Prévue par Sakozy, confirmée par Hollande, la hausse de la TVA au premier janvier risque de frapper fort le porte-monnaie des ménages : 6 milliards en 2014. Fort et de façon très inégalitaire : la TVA est l'impôt le plus injuste, il représente plus de 12% des dépenses des ménages gagnant moins de 2000 euros par mois, alors qu’il ne représente que de 6% pour les plus hauts revenus. Cette nouvelle ponction sur le pouvoir d'achat  alimenterait les 20 milliards de cadeaux fiscaux sur l'impôt des sociétés prévus dans ce budget. Le gouvernement doit revenir sur cette augmentation, écouter le peuple qui l'a élu, plutôt que les grandes fortunes qui veulent que tout continue comme avant.

CHIFFRES CLES

Nombre de foyers nouvellement imposables en 2013
1,8 Million

Coût de la hausse de la TVA pour les ménages : 7 milliards €

Exonérations fiscales et sociales des entreprises 200 Milliards €

Évasion fiscale chaque année : 200 milliards €

Sur l’ensemble des recettes fiscales nettes de l’Etat, la TVA, impôt le plus injuste, représente

139,4 milliards d’euros (49 %)

L’impôt sur les sociétés, lui, ne représente que

36,2 milliards d’euros (12,7 %)

Cherchez l’erreur !

Le projet du gouvernement : une réforme fiscale au profit des grandes entreprises ?

Le gouvernement semble préparer une réforme fiscale qui va impacter lourdement les prélèvements sur les revenus des ménages, renforcer l'exonération fiscale et sociale des entreprises, et mettre en danger le financement de la sécurité sociale. Le tout afin de gonfler (artificiellement) les recettes du budget de l’État et donner l'illusion d'une réduction des déficits publics.

En effet, annoncée « à prélèvements obligatoires constants » et « en respectant scrupuleusement nos engagements de réduction de dépense publique », cette réforme de la fiscalité au nom de la baisse du coût du travail se traduira par un transfert de charges des entreprises vers les ménages. Soit par une baisse  de leur pouvoir d'achat, soit par une réduction des services publics rendus localement ou nationalement à la population.

Quant au coût du capital sur la richesse produite, elle demeure absente des annonces fiscales gouvernementales. Pourtant, c'est une vraie clé de réforme globale de la fiscalité française. Le coût du capital (charges d'intérêts et dividendes versés aux actionnaires) représente deux fois plus que les cotisations sociales versées par le patronat. Or aujourd'hui les taxes sur cette rente financière qui grève le développement économique (près de 300 milliards d'euros de ponction sur les richesses produites) et les

budgets publics (plus de 50 Milliards d'euros par an pour les budgets publics) sont à minima.

Une fois encore l'ambition réformatrice du gouvernement va donc privilégier le capital contre le travail, les intérêts du patronat contre ceux des salariés et des ménages.

Pourtant des solutions existent pour sortir du matraquage fiscal et rendre à l'impôt sa vertu citoyenne, pour repenser les fiscalités nationale et locale afin de les rendre socialement et économiquement efficaces, utile au développement de l'emploi, des salaires, à la préservation de l'environnement et à la croissance réelle.

Le PCF a des propositions précises qu’il met en débat avec les citoyen-ne-s. Nous sommes tous concerné-e-s, participez au débat le 19 décembre prochain.

 

 

Remise à plat de la fiscalité ? Chiche !