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Le Capitole va se jouer dans un mouchoir La Dépêche du Midi du 26/02/2014

Un sondage Ipsos/Steria réalisé pour «la Dépêche du Midi», France 3 Midi-Pyrénées et France Bleu Toulouse donne Pierre Cohen vainqueur de l’élection municipale à Toulouse.

Si l’élection municipale avait lieu demain à Toulouse, le maire sortant Pierre Cohen (PS) l’emporterait au second tour avec 51 % des suffrages devant Jean-Luc Moudenc (UMP). C’est ce que révèle une enquête Ipsos/Steria réalisée à Toulouse du 21 au 22 février derniers auprès d’un échantillon de 602 personnes pour France 3 Midi-Pyrénées, France Bleu Toulouse et «La Dépêche du Midi».

S’il s’agit du quatrième sondage consécutif qui donne Pierre Cohen vainqueur, l’écart se resserre entre les deux principaux candidats à la mairie de Toulouse. Dans un contexte de participation globalement médiocre - la tendance est mesurée entre 49 % et 53 % -, Pierre Cohen et Jean-Luc Moudenc font jeu égal au premier tour avec respectivement 36 % et 37 % des intentions de vote.

À gauche où six listes sont en concurrence en plus de celle conduite par le maire socialiste sortant, aucun candidat ne s’impose vraiment. Mesuré à 7 %, Antoine Maurice (Europe Ecologie-Les Verts) ne décolle pas, comme Jean-Christophe Sellin (Parti de gauche) qui ne dépasse pas les 4 %.

À droite, loin derrière Jean-Luc Moudenc, la députée européenne centriste Christine de Veyrac obtient seulement 4 % des intentions de vote. Quant au Front national, qui se rêve en arbitre de l’élection, il est mesuré à 6 %, loin des 10 % nécessaires pour espérer se maintenir au second tour. Malgré une tendance nationale favorable, l’enquête Ipsos/Steria confirme ainsi que la greffe frontiste ne prend décidément pas à Toulouse.

Au second tour, Jean-Luc Moudenc dispose d’un réservoir de voix trop faible pour espérer devancer Pierre Cohen. Mais ce dernier ne fait pas le plein des voix à gauche. Ainsi, les votes écologistes ne se reporteraient qu’à moins de 80 % sur le candidat socialiste. «L’écart entre la gauche et la droite est plus serré qu’au premier tour, ce qui témoigne des difficultés du maire sortant à mobiliser massivement l’ensemble des forces de gauche derrière sa liste au second tour» relève l’Ipsos pour qui «rien n’est joué».

Pierre Cohen bénéficie cependant d’une appréciation majoritairement positive de son action à la mairie de Toulouse : 61 % des sondés se disent satisfaits contre 35 % de mécontents. C’est déjà ça !

 

Près d'un électeur sur trois indécis

Selon l’enquête Ipsos/Steria, 72 % des sondés déclarent leur choix définitif. Le niveau de mobilisation varie selon les candidats : 87 % des sympathisants de Jean-Luc Moudenc se disent sûrs de leur choix contre 66 % pour l’électorat de Pierre Cohen (83 % pour l’électorat FN et 44 % pour les écologistes). Ce qui fait dire à Stéphane Zumsteeg d’Ipsos «qu’à un mois du premier tour, l’écart est ténu et les choses vont encore bouger».

Expert Stéphane Zumsteeg Directeur du département Opinion Ipsos :

« Le match retour »

Pourquoi à Toulouse rien n’est joué ?

L’issue du scrutin est très incertaine. Le rapport de forces qui se dessine ressemble beaucoup au scrutin de 2008. C’est un vrai match retour !

Quels sont les principaux enseignements du sondage ?

D’abord le FN n’est pas en position de se maintenir et de provoquer une triangulaire. Par ailleurs, avec 61% de satisfaits, l’appréciation de l’action du maire sortant constitue un résultat assez moyen. Plus d’un Toulousain sur trois se déclare mécontent. Il y a un esprit de revanche dans les électeurs qui ont voté Moudenc en 2008, dont les deux tiers critiquent l’action municipale. 71% des sympathisants UMP manifestent leur intention d’aller voter contre seulement 63% des sympathisants socialistes. Celui qui l’emportera sera celui qui arrivera à mobiliser le plus son électorat. Et le risque pour la gauche, c’est l’abstention de son électorat. Cependant, Pierre Cohen dispose de réserves de voix, contrairement à Jean-Luc Moudenc. Une des clés d’ailleurs, c’est le FN et la capacité de Jean-Luc Moudenc à récupérer cet électorat. Mais seulement un électeur FN sur deux se reporterait sur lui, ce qui n’est pas bon signe pour le candidat UMP.

L’ordre d’arrivée au premier tour sera-t-il important ?

Oui, ce sera même un élément essentiel du scrutin. Sa portée symbolique produit toujours un effet important sur l’électorat.

PIERRE LACAZE Parti communiste (liste Cohen) : Les communistes de Toulouse appellent à une amplification de al mobilisation de tous les électeurs de gauche en faveur de la liste de rassemblement de Pierre Cohen. Alors que 61% des Toulousains approuvent le bilan de la majorité sortante à laquelle les communistes ont contribué, l'écart entre Pierre Cohen et Jean Luc Moudenc au deuxième tour fait craindre le retour de la droite au Capitole. Les candidats du PCF, principale composante du Front de Gauche, invitent les habitants de Toulouse à se mobiliser pour créer les conditions de la victoire.

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Le Capitole va se jouer dans un mouchoir La Dépêche du Midi du 26/02/2014