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La manifestation du 1er mars : un prélude à la journée syndicale d'action du 18 mars

« Moi entre deux contrats je crée, je prépare, j’imagine, je travaille… Je suis très attachée à mon métier de costumière et à la culture française… Le Medef arrogant, ça suffit ! » Viviane donnait de la voix derrière la banderole des intermittents du spectacle samedi dernier dans les rues de Toulouse, lors de la manifestation du samedi 1er mars. « De toute manière, 507 heures de travail en 10 mois, c’est pas facile à faire dans nos professions, et si le gouvernement prend des engagements sur le maintien des annexes, il ne dit rien sur leur contenu. » précisait-elle. Si les intermittents formaient le groupe le plus important de la manifestation, c’est que l’enjeu est d’importance : la survie de l’exception culturelle française dont le Medef se soucie
manifestement moins que de ses profits ! C’est contre cette logique folle qu’à l’initiative de la CGT et à l’appel de la FSU, de Solidaires et de nombreuses organisations de gauche, parmi lesquelles le PCF, les manifestants battaient le pavé de la place Arnaud Bernard à la place Esquirol. Réunis pour la défense de l’emploi, des salaires, de la protection sociale. Pour une autre logique économique, contre les politiques d’austérité, les exigences du Medef et le pacte de responsabilité du gouvernement. Une mobilisation qui s’inscrit dans un processus prometteur, même si elle n’était pas encore à la hauteur des enjeux.
Le journal « Les Échos » annonçait la semaine dernière que les dividendes versés aux actionnaires dans le monde, ont dépassé, en 2013, 1 000 milliards de dollars. De 2009 à 2013, ils ont progressé de 43 %. Quel salaire peut en dire autant ? La France, avec 50 milliards en 2013, est le troisième pays le plus « généreux » pour les actionnaires. Dans le même temps, les politiques d’austérité continuent de frapper les Françaises et les Français comme les autres peuples d’Europe et du monde. « Ce qui plombe la compétitivité des entreprises, ce n’est pas ce que les médias appellent le coût du travail, autrement dit les salaires et les cotisations sociales que versent les entreprises, mais bien le coût du capital, dont pourtant on ne parle presque jamais. Les dividendes servis aux actionnaires, les intérêts bancaires et les frais financiers voilà ce qui plombe les entreprises » affirmait Martine Croquette dirigeante départementale du PCF et maire adjointe à Toulouse, présente dans cette manifestation comme de nombreux autres élus communistes du département.
Pierre Lacaze, secrétaire départemental du PCF, interviewé par une radio dans le cortège, précisait que « les communistes sont déterminés à rassembler largement pour combattre les attaques du MEDEF et du gouvernement, pour construire une alternative politique au service de l’intérêt général »
En début et en fin de cette manifestation toulousaine, la CGT fixait un nouveau rendez- vous de mobilisation, le mardi 18 mars prochain, pour l’emploi, les salaires et la protection sociale. Une journée d’action syndicale,
nationale cette fois, à l’appel de la CGT, de la FSU, de Solidaires mais aussi de Force Ouvrière.
 
 
 
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La manifestation du 1er mars : un prélude à la journée syndicale d'action du 18 mars