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Urgence Kobané / C'est le chômage que doit combattre le gouvernement, pas les chômeurs !

Voici bientôt un mois que les Kurdes de Kobanê opposent une résistance farouche aux criminels surarmés de l’« Etat islamique » (EI). Les forces kurdes du PKK et du PYD sont en première ligne pour défendre la liberté, les droits de l’homme et l’égalité entre hommes et femmes proclamés dans Rojava, région autonome du Kurdistan syrien.

Une résistance héroïque

L'EI massacre la population de Kobanê : exécution des hommes, enfants égorgés, femmes violées et vendues comme esclaves. En dépit des discours officiels, les Kurdes syriens sont livrés à eux-mêmes : leurs appels à l'aide ne sont pas entendus par la France et les Etats-Unis qui refusent de leur livrer les armes nécessaires pour faire face à l’artillerie lourde de l'EI.

La duplicité de la Turquie

L’EI et la kyrielle des groupes djihadistes reçoivent le soutien militaire, financier et logistique des monarchies du Golfe et de la Turquie, alliées de la France et des Etats-Unis. Deuxième force de l'OTAN dans la région, la Turquie bloque depuis des mois sa frontière à l’aide humanitaire et pourchasse les résistants kurdes. Elle est même devenue un sanctuaire pour les djihadistes qui y transitent, s’y ravitaillent en armes, recrutent des mercenaires et commercent le pétrole extrait des zones tombées sous leur contrôle.

La Turquie se réjouit de l’affaiblissement de Rojava, seul espace démocratique de la région. Elle entend pousser son avantage en occupant militairement l’ensemble du Kurdistan syrien dans une prétendue « zone tampon ».

Que fait la France ?

Les Etats-Unis et la France ont engagé des frappes aériennes à l'efficacité limitée contre l'EI, et dont le résultat peut, à terme, renforcer les djihadistes. Paris a organisé une conférence internationale, sans y inviter les Kurdes, ni les représentants syriens ou iraniens et sans envisager de solutions politiques durables. Ces choix conduisent à l’impasse.

La place de la France est d’être aux côtés des résistants kurdes. Les Kurdes attendent une tout autre politique de la France. Avec eux, les communistes exhortent le gouvernement français, face à l’urgence :

-           A livrer des armes à la résistance kurde de Kobanê pour résister à l’EI,

 

-           A faire retirer le PKK de la liste des organisations « terroristes » de l'UE,

-           A démanteler les réseaux régionaux et internationaux de soutien militaire, financier, logistique, humain et politique aux djihadistes, y compris de la part d'États membres de l'OTAN et engagés dans sa coalition militaire dirigée par les États-Unis,

-           A apporter un soutien aux initiatives d’aide humanitaire aux réfugiés.

Pour la paix et le développement du Proche-Orient

La France doit tout mettre en œuvre pour que l'ONU reprenne réellement la main et lance un processus de conférence internationale véritablement multilatérale ayant 5 priorités à l'ordre du jour :

•           appuyer l'action de l'émissaire de l'ONU en Syrie pour créer les conditions d'un cessez-le-feu et de l'ouverture de négociations politiques entre le gouvernement syrien et une opposition démocratique rassemblée dans toutes ses composantes,

•           l'appui à la construction d'un État, civil et démocratique, en Irak rompant avec le système fondé sur les critères confessionnelles et ethniques, et pour la mise en œuvre de politiques de développement en faveur des populations,

•           la reconnaissance des droits politiques et culturels du peuple kurde dans tous les pays où vivent ses populations,

•           la reconnaissance et l'appui au développement de l’État palestinien,

•           la dénucléarisation du Proche-Orient.

Rassemblement Solidarité avec les résistants kurdes

Samedi 18 octobre - 17h Place du Capitole - Toulouse

Verso

C'est le chômage que doit combattre le gouvernement, pas les chômeurs !

Le ministre de l'économie, juge qu'il ne doit "pas y avoir de tabou ni de posture" sur l'assurance-chômage, tandis que le premier ministre assure depuis la City de Londres que "la question du montant et de la durée de l'indemnisation du chômage doit être posée." Manuel Valls jugeant même que la France a fait le choix d’un « chômage très bien indemnisé »…

Rappelons la réalité des choses. Sur 5,732 millions de chômeurs, toutes catégories confondues, seulement 2,24 millions sont indemnisés par le régime d'assurance chômage soit seulement 40 % des demandeurs d’emploi (chiffres Insee) La réalité, ce sont des milliers de personnes qui cumulent des montants d’aide équivalents ou inférieurs au seuil de pauvreté, soit environ 900 euros  par mois.

Mais surtout, avec un nombre d'offres d'emplois mensuelles qui tourne autour des 220 000, comment prétendre répondre aux demandes d'emplois des 3,413 millions de chômeurs de la seule catégorie A, en hausse de 5,2% en un an ?

Au lieu d’essayer de faire croire que les chômeurs sont des profiteurs, pour monter les Français les uns contre les autres, le gouvernement ferait mieux de stopper les milliards d’exonérations de cotisations patronales accordées aux grandes entreprises, sans aucun effet positif sur l’emploi. Voilà qui soulagerait les comptes de l’UNEDIC !

Petit bilan de la politique menée par le gouvernement entre mai2012 et février2014 en matière demploi et de lutte contre le chômage

La courbe du chômage ne s’est pas inversée, au contraire !

-          Chômeurs de catégorie A : +  14,5 % en 20 mois

-          Chômeurs (toutes catégories) en France métropolitaine : + 13,1 % en 20 mois

Une augmentation qui touche toutes les tranches d’âges et qui enferme dans le chômage de longue durée.

-          chômeurs de moins de 25 ans inscrits en catégorie A : + 17,4%,

-          chômeurs de plus de 50 ans inscrits en catégorie A : + 21,9%

-          Chômeurs de longue durée (plus d’un an) + 24,3%.

 

Non seulement les allégements de charges des entreprises n’ont pas créé d’emplois mais ils ont accompagné les destructions d’emplois.

Et quand des emplois sont créés, c’est principalement des emplois précaires.

Début 2012, les CDD représentaient 84,4% des déclarations d’embauche des entreprises, dont 65,7 % pour les CDD de moins d’un mois.

Fin 2013, les CDD représentent désormais 86,7% des déclarations d’embauche, dont 69,0 % en CDD de moins d’un mois.

Stop ou encore ?

No