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Toulouse le 12/02 : cheminots et usagers dans la rue pour la défense du service public du rail

Ce vendredi 12 février, Guillaume Pépy, PDG de la SNCF, était à Toulouse pour présenter aux "managers" de la région "la nouvelle SNCF et vous". Les syndicats n'avaient pas été invités à participer à la réunion qui avait lieu au Centre des Congrès Pierre Baudis à Compans-Cafarelli... Pourtant ce sont bien les cheminots qui font la SNCF et les usagers qui la vivent !

Loin de se laisser décourager par la pluie et le vent, les cheminots s'étaient donner rendez-vous, à l'appel de leur intersyndicale (CGT, Sud, UNSA, FO, CFDT), sur le parvis de la gare Matabiau. Plus de 300 cheminots et cheminotes étaient rassemblés bien décidés à faire entendre leurs revendications à Guillaume Pépy. 

Les communistes du département étaient venus nombreux, militant-e-s et élu-e-s, pour apporter leur soutien aux cheminots et réaffirmer la nécessité de donner au service public du rail les moyens de son fonctionnement mais aussi de sa rénovation. Pierre Lacaze et Monique Durrieu, élus PCF de Toulouse-Métropole, Dominique Satgé, conseillère régionale PCF de Haute-Garonne, Bernard Marquié, responsable du Collectif Transports du PCF, Charles Marziani, secrétaire de la section Toulouse-Est, Monique Marconis, secrétaire de la section Banlieue-Nord et bien d'autres ont distribué à cette occasion le tract de la fédération du PCF de Haute-Garonne sur la défense de tous les trains : Intercité, TER, LGV. Le badge du PCF "Toulouse défend le train" a également connu un vif succès.

Présents également, les militants de la Coordination pour la réouverture de la ligne Montréjeau-Luchon, parmi lesquels de nombreux communistes commingeois. Le collectif pour le maintien du guichet de la gare des Arènes s'était également joint au rassemblement avec leur animatrice Mme Chantal Beer-Demander.

Tous ont défilé, accompagnés des fumigènes des cheminots, jusqu'au centre des congrès de Compans-Cafarelli, dont les forces de police barraient l'entrée... La pluie et les bourrasques de vent n'ont pas réussi à entamer la déterminiation des manifestants qui ont attendu de longues minutes que M. Pépy veuille bien venir à la rencontre de celles et ceux qui font vivre la SNCF.

Au nom de l'intersyndicale, Michel Ricci, secrétaire régioanl CGT, a rappelé dans son intervention les principales revendications des cheminots pour la pérennité d'un véritable service public du rail, à la hauteur des enjeux de sécurité, de droit à  la mobilité, d'emplois, de diminution de gaz à effet de serre, de modernisation des missions de la SNCF. 

Guillaume Pépy a esquivé les réponses en se retranchant derrière les annonces faites par la présidente du Conseil Régional (calendrier des assises du rail). Il a ainsi volontairement fait l'impasse sur les propres responsabilités de la direction de la SNCF, engagée depuis plusieurs années dans une politique de privatisation, de régresssion sociale et d'abandon de ses missions de services publics. C'est donc sous les huées que Guillaume Pépy a terminé son intervention. Nul doute que les cheminots n'ont pas fini de lui rappeler, ainsi qu'au gouvernement, les mesures indispensables pour le développement d'un véritable service punlic du rail.

Les communistes ont des propositions concrètres pour un financement pérenne du transport ferré et l'amélioration du système ferroviaire :

- La réunification réelle du système ferroviaire dans un pôle public intégré,
 
- Un rôle nouveau de l’Etat, des Régions et de la représentation nationale dans la définition et le
pilotage de la politique ferroviaire,
 
- Une véritable coopération entre l’Etat et les Régions pour définir les grandes orientations en matière
d’entretien de modernisation du réseau, de définition des dessertes et d’investissement sur le
matériel,
 
- Le vote d’une loi d’orientation définissant un schéma national des dessertes ferroviaires de
voyageurs et de programmation pour financer la rénovation et la modernisation du réseau et
l’investissement dans du nouveau matériel roulant pour remplacer les trains corail à bout de souffle,
 
 
- L’engagement concret du processus de désendettement du système ferroviaire,
 
- La création d’un livret d’épargne sur le même principe que le livret A pour mobiliser l’épargne
populaire afin de moderniser et développer les infrastructures ferroviaires,
 
- L’instauration d’un prélèvement sur les bénéfices des sociétés autoroutières, dédié au financement du
TER et cela sans attendre la reprise de la gestion publique des autoroutes que nous préconisons,
 
- L’instauration d’un versement transport régional
 
- L'affectation des recettes de la taxe poids lourds au financement des modes de transports de
marchandises alternatifs à la route,
 
- La mise en place d’un pôle public bancaire au service d’un système ferroviaire structurant pour la
vie quotidienne de la population comme pour le développement économique et l’aménagement du
territoire,
 
- Le retour de la TVA à 5% au lieu de 10%, les transports collectifs étant un besoin de première
nécessité.

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