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Conseil métropolitain du 15/12/2016 Voeu du groupe CRC relatif aux licenciements au sein du groupe Airbus

Vœu présenté par Monique DURRIEU

La direction générale du groupe AIRBUS vient d’annoncer la suppression de 1 164 emplois. Ce nouveau plan, qui vise une économie de 315,5 M d’euros, n’est justifié par aucune difficulté conjoncturelle ou structurelle du groupe. Au contraire, la situation économique et financière du groupe est excellente avec un carnet de commandes de 1 006 milliards d’euros soit un volume d’environ 15 années, un résultat net 2015 de 2,7 milliards et une trésorerie 2015 de 10 milliards.

Ces résultats excellents sont le reflet de l’investissement professionnel des 136 000 salariés du groupe, de la chaîne des sous-traitants et des intérimaires qui travaillent dans les ateliers, les bureaux d’études et les fonctions supports des différentes sociétés du Groupe.

Ces résultats devraient logiquement se traduire par des décisions qui renforcent les capacités industrielles du groupe, qui valorisent le travail et l’investissement des salariés. Airbus choisit une autre voie, celle de la satisfaction des actionnaires en rachetant et détruisant pour 2 milliards d’euros d’actions du Groupe afin d’augmenter la valeur de l’action ; en versant 1 milliard d’euros de dividendes à ses actionnaires en 2015, soit + 175% en 4 ans.

Nous sommes face à une logique financière de profit à court terme au détriment des investissements nécessaires à l’avenir industriel du Groupe.

Avec ce plan, la direction d’Airbus, qui refuse de lancer un nouveau projet d’avion avant 2030, met en péril un secteur majeur d’Airbus Group, celui de la Recherche et Technologie (R&T). Elle envisage la suppression de plusieurs centaines d’emplois dans ce secteur pourtant essentiel pour l’innovation comme pour les expertises techniques et technologiques. Le symbole en est la fermeture envisagée du site de Suresnes. Mais au-delà de la R&T, le plan annoncé vise plus largement l’ensemble des fonctions supports et certaines du Siège pourtant pleinement investies dans les réussites du Groupe.

L’ensemble de ces éléments, s’il ne touche pas encore directement le site toulousain, est source d’inquiétude pour l’avenir de cette filière essentielle de l’emploi et de l’industrie régionale, car il fragilise les capacités d’innovation de l’ensemble du Groupe, de son avenir industriel.

C’est pourquoi, le Conseil municipal de Toulouse, réuni le 9 décembre 2016, demande au gouvernement d’intervenir auprès de la direction d’Airbus, compte tenu de l’importance majeure de l’industrie aéronautique dans notre pays et notre région, pour :

  • pour le maintien des emplois,

  • pour la réalisation des investissements nécessaires à la pérennité d’un projet industriel d’avenir.

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